Une origine génétique le plus souvent

Plus de 80% des maladies rares sont d’origine génétique. Qu’est-ce que cela signifie ?

         Notre génome comprend environ 25000 gènes qui codent pour environ 100000 protéines. Ces protéines assurent dans l’organisme l’immense majorité des fonctions biologiques :

  • Métabolisme (au sens large) : biotransformation des nutriments, des substances étrangères et/ou toxiques, synthèse des hormones, synthèse des acides nucléiques (ADN, ARN), ou d’autres molécules d’importance biologique (sucres, acides gras, sels biliaires, etc.).
  •    Maintien de la structure des chromosomes (siège des gènes), des membranes des cellules, de leur noyau, des organelles subcellulaires (réticulum endoplasmique, mitochondries, lysosomes, etc.).
  •    Maintien de la structure et de l’organisation spatiale des cellules (cytosquelette).
  •    Transport intra et extracellulaire d’agents biologiques (sucres, lipides, acides biliaires, protéines, acides nucléiques, métaux, etc.).
  •    Communications intra et extracellulaires.
  •    Régulation de l’expression des gènes et synthèse des protéines.
  •    Prolifération, différenciation, mouvement, senescence, et apoptose cellulaire.

      Généralement, une (ou a fortiori plusieurs) mutation dans le gène qui code pour une protéine donnée à pour conséquence la production de la protéine mutée, anormale, dont la fonction biologique est soit diminuée, soit totalement perdue. Cette perte de fonction biologique représente un danger pour l’individu dont la vie peut être menacée. Voici quelques exemples :

  •    dans la myopathie de Duchesne, une mutation dans le gène DMD codant pour la dystrophine, rend cette protéine inactive avec pour conséquence une dégénérescence des fibres musculaires et une mort prématurée.
  •    dans la progéria une mutation dans le gène LMNA codant pour la lamine produit une lamine tronquée (raccourcie), la progérine, avec pour conséquence des anomalies de la membrane nucléaire et un vieillissement et une mort prématurés.
  •    dans le syndrome de Rett, qui touche essentiellement les filles, une mutation dans le gène MECP2 situé sur le chromosome X, rend la protéine codée inactive dans ses fonctions sur les cellules du système nerveux central avec pour conséquence une régression du développement neurologique et moteur de l’enfant.
  •    dans la déficience en ribose-5-phosphate isomérase, une mutation dans le gène RPI rend la protéine codée inactive mais le mécanisme de la pathologie reste incompris. Cette maladie est la plus rare jamais constatée puisqu’elle ne touche à l’heure actuelle qu’un seul malade.

         Lorsque le gène potentiellement responsable de la maladie a été identifié, il faut encore connaître sa fonction ainsi que les mécanismes physiopathologiques qui lui sont associés. Cette étape prend du temps et nécessite des études sur des modèles animaux qu’il faut générer. Cela retarde le développement des thérapeutiques adaptées.

 

Pour plus de précisions sur les maladies rares aller sur ce site: Science au Jour le Jour

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